1598 - 1998 , quelques pistes de réflexion
La commémoration de l'Edit de Nantes est déjà bien engagée : la multiplicité des projets au sein du protestantisme montre que celui-ci est sensible à la commémoration, passion française qui annexe le temps à son patrimoine national.
La démarche n'est pas des plus faciles : "l'affaire Clovis" a prouvé que l'opinion publique était attentive au risque de manipulation de l'histoire à des fins partisanes ; l'Eglise catholique a du nuancer son propos lors du voyage pontifical. On n'attend pas moins du protestantisme qu'il évite en 1998 les travers qu'il dénonçait hier lui-même.
L'arithmétique chronologique appliquée à notre siècle a fait commémorer la Révocation de l'Edit de Nantes avant sa promulgation : la logique historique ne sera pas facile à restaurer dans l'opinion publique, même protestante.
En 1985, l'idée forte était celle d'une minorité injustement persécutée et défendant courageusement sa foi au prix de l'exil, de la prison ou de la mort . Cette image valorisante a peu de chances de se retrouver dans la présentation historique de l'Edit de Nantes. Plus forts numériquement, faisant jeu égal avec les catholiques, largement co-responsables des atrocités des Guerres de Religion, les protestants de 1598, -à l'image d'Henri IV- ne hantent pas la mémoire réformée actuelle plus sensible à l'épopée du Désert et du Refuge.
Aujourd'hui, le désir est fort de mobiliser l'Edit de Nantes pour légitimer l'idéal de tolérance religieuse et civile, dont notre époque semble avoir tant besoin ; l'intention est louable mais l'examen rigoureux de l'Edit révèle un assemblage laborieux de mesures, lourd de soupçons et d'arrières pensées : places fortes de sûreté pour les protestants, juridictions particulières, maintien de l'interdiction du culte en bien des points du royaume ( dont Paris ! ), revitalisation du féodalisme par les privilèges confessionnels des nobles ... L'écart entre le discours historique et la préoccupation éthique motivant la commémoration s'annonce considérable .
Une solution médiatrice serait de ne pas se focaliser sur une idée de tolérance, dont le contenu a bien évolué depuis le XVIème siècle, et de faire davantage place à la démarche de compromis qu'a pu représenter l'Edit de Nantes. L'apaisement même provisoire du conflit a exigé beaucoup à chaque camp, pour pouvoir sortir de l'impasse meurtrière dans laquelle ils étaient enfermés ; le prix est lourd et la démarche rencontre rarement l'unanimité. D'Henri IV à Rabbin en passant par Gandhi, la question traverse douloureusement nos mémoires.
Jean Loignon
L'Edit de Nantes : rappels historiques
Après 36 ans d'affrontements, Henri IV signe le 30 mars 1598 l'Edit de Nantes qui rétablit la paix religieuse en France. Pour ce faire, l'ancien chef du parti protestant a dû s'imposer comme l'héritier légitime de la couronne (1589), se convertir au catholicisme (1593) et négocier pied à pied avec les camps en présence.
Les 92 articles (complété par de multiples articles particuliers) reprennent l'essentiel des dispositions d'Edits antérieurs promulgués au fil de trêves sans lendemain.
D'un côté, l'Edit reconnaît l'existence de la "Religion Prétendue Réformée" -qui n'est plus une hérésie promise au bûcher- avec une liberté de culte limitée mais assortie de garanties militaires et judiciaires . D'un autre côté, la suprématie du catholicisme est rétablie dans tous ses aspects : l'Edit fige la situation minoritaire du protestantisme, sanctionnant à jamais l'échec historique du passage de la France à la Réforme.
Un tel compromis ne put être accepté que parce qu'il rétablissait l'unité et l'indépendance du royaume menacé par l'Espagne sans oublier la sécurité : la foi était supplantée par les valeurs de la politique et de la paix .
J. Loignon
Le compromis dans le dialogue œcuménique
A première vue, le terme de "compromis" n'a pas très bonne presse. Il a développé une valeur péjorative de concessions mutuelles par gain de paix voire de lâche abandon des convictions.
A moins que le compromis ne soit l'étape inévitable de la sagesse, voire de la conversion, entre la convergence recherchée et le consensus acquis. D'où les quatre ou cinq étapes de notre discussion.
Le consensus œcuménique, d'abord, car il n'y a dialogue et éventuel compromis que sur une base commune. Le rapprochement spectaculaire entre les Eglises repose : sur la conviction que "ce qui nous unit et plus important que ce qui nous divise". Les symboles de foi de l'Eglise ancienne, la base doctrinale du Conseil œcuménique constituent ce que Jean Delumeau appelle le "Credo fondamental", qui peut-être l'objet d'interprétations, mais non de concessions ni de compromis. C’est le noyau central, attesté par l'Ecriture et dont témoigne l'Esprit, du consensus œcuménique.
La hiérarchie des vérités, que déjà les Réformateurs avaient instituée, et avant eux Augustin ou Irénée, a été heureusement reprise par le Concile de Vatican II. Oscar Cullmann la définit simplement dans ses propositions pour "L'unité par la diversité : Les diverses affirmations (des Eglises) ne sont plus juxtaposées avec une valeur égale.., et l'adoption d'une échelle de valeurs est propre à atténuer la virulence des controverses" (p.31). Il prend justement l'exemple de la Vierge Marie dont on sait comment le Groupe des Bombes peut parler, dans cet esprit. Il nous faut alors vérifier que notre consensus : œcuménique, puisque nous sommes toujours séparés comme institutions, ne contient pas néanmoins une "différence fondamentale".
Une différence séparatrice, pour le moment, est ainsi apparue aux termes des travaux les plus rigoureux, par exemple du Comité mixte catholique protestant en France (1987). La divergence, qui ne supporte aucun compromis, concerne notre compréhension de l’instrumentalité de l'Eglise, est-elle "dans le Christ, comme un sacrement" que garantissent la succession apostolique et le ministère ordonné ? Ou, servante pauvre et pécheresse, est-elle la compagnie des croyants qui reçoivent et annoncent tous la grâce de Dieu, selon les Ecritures et dans la communion des saints ? Il est difficile, surtout à cause de l'exigence doctrinale de l'Eglise romaine, de nier cette différence et de la gommer par des compromis superficiels.
La conversion des Eglises, dans cette impasse, commence par un inventaire de notre histoire à la fois commune et conflictuelle. L'examen du passé, et souvent du passif, "sans tricher ni trahir", permet de mieux comprendre les facteurs non théologiques de séparation. Plus encore, la perspective de la mission commune des Eglises chrétiennes nous convertit sans cesse à l'Evangile comme promesse et exigence de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création.
Les responsabilités pastorales enfin, tant vis-à-vis des jeunes et des couples, que des plus déshérités de la société, nous amènent à des accords, plus encore à des engagements communs, qui concernent le baptême, la catéchèse, le mariage, ou le chômage, la torture, la peine de mort, le Sida, les prisons.
Les compromis œcuméniques, dans cette perspective, ne peuvent être que provisoires, en tension entre les divergences repérées et les consensus espérés, compromis mobilisateurs contre les paresses et les intégrismes, dans une espérance active de communion et de service plus conformes à l'Esprit-Saint. Car le Christ lui-même, non pas comme un juge ou un notaire, mais comme avocat et consolateur, s’est compromis le premier, jusqu'à la croix, avec nous, Eglises aussi compromises avec Lui pour la recherche prioritaire du Royaume de Dieu.
Michel Leplay.
Les accords de Matignon : la part de conviction et de compromis
entretien du Ralliement Protestant avec J. Stewart, membre de la mission française de dialogue en Nouvelle Calédonie (mai-juin 88).
Le 26 juin 88, les accords de Matignon modifient la donne du problème néo-calédonien. Les uns et les autres se sont exprimés, un compromis est trouvé et la nation est appelée à s'engager par voie référendaire dans les six mois. On a frôlé la guerre civile. L'élection de 81, initialement bien reçue par les kanaks, n'a empêché ni le massacre de dix indépendantistes à Hienghène ni l'assassinat des chefs Machoro et Nonnaro par le GIGN. La cohabitation modifie une fois de plus en 87 le statut local, rognant encore la spécificité kanak et reprenant les avantages précédemment consentis. Trois jours avant le second tour des présidentielles, l'assaut de la grotte des preneurs d'otages d'Ouvéa se solde par la mort de 6 gendarmes et 19 indépendantistes, dont 4 exécutés après leur reddition. La situation est celle d'une impasse totale, bloquée par la peur et la colère. Au mois de mai 88, les kanaks comme les caldoches sont aigris et en position de repli sur eux-mêmes.
Le pouvoir politique métropolitain n'est plus crédible aux yeux des kanaks qu'il a maintes fois trahis en rompant des engagements antérieurs. Il ne l'est guère plus aux yeux des caldoches du RPCR qui craignent l'abandon. Michel Rocard choisit une voie nouvelle. Il faut restaurer la confiance et la volonté de dialogue. La rupture avec le passé se noue autour d'un premier compromis venu du gouvernement : l'envoi d'une mission représentative de la société civile française. La délégation est certes dirigée par un homme du gouvernement mais elle n'émane plus d'un ministère. Les accords trouvés seront soumis à référendum, garantie du peuple français. Il ne s'agira pas de définir une fois pour toutes un autre statut mais de prendre le pari de transformer ensemble la situation présente, de travailler ensemble et de manière renouvelée pour permettre à terme un choix honnête voulu par une majorité locale. En d'autres mots, on vise un modus vivendi élaboré conjointement par indépendantistes et loyalistes.
Prenant plus de temps d'écoute que de parole, la mission provoque un déséquilibre pour que chacun se remette en marche. Lorsque les langues se délient avec sincérité de part et d'autre on dit le trop de souffrance de tous, l'extrême limite de ce qu'endurent les kanaks. La reprise d'une rencontre réelle des autres comme personnes aide à l'abandon des stéréotypes et fantasmes, l'imaginaire est source de peur, et permet le renoncement à l'enfermement identitaire et aux violences associées. Chacun garde ses convictions mais reconnaît également que l'opposition simple rend vie et paix impossibles. Les uns acceptent de différer l'indépendance, les autres de perdre à terme le rattachement à la France. On se donne dix ans pour chercher ensemble. Tout n'a pas été fait au mieux, tout n'a pas été réalisé selon les prévisions et engagements mais les choses ont avancé. Restent aujourd'hui à définir de nouvelles étapes pour maintenir des relations privilégiées sans rupture.
La technique de médiation employée permet d'assumer une éthique de responsabilité, elle fait valoir les différences et permet une nouvelle intelligence des situations, fondée sur la confiance pour la vie et l'avenir. Vivre ensemble présuppose une recherche permanente du compromis pour utiliser nos héritages et énergies propres, pour créer à partir des tensions. Cela passe par la confrontation, une éthique de solidarité. Vivre en conformité avec une vérité objective absolue n'est jamais qu'être seul avec son intérêt propre, plus ou moins déguisé.
Propos recueillis par Michel Cordier
Négociations
Au Pays de Montbéliard, depuis plusieurs années, les effectifs des usines Peugeot sont réduits massivement sans provoquer de conflit. Comment cela se passe-t-il ?
Entretien avec Etienne Petitmengin, pasteur de la Mission dans l'industrie. Propos recueillis par E. Humbert.
Dans le domaine économique, la négociation suppose un rapport de forces équilibré entre trois composantes : l'Etat, le marché et le contrat. Le marché, lieu de la liberté est le moteur de l'économie, mais s'il n'est pas régulé par l'Etat, il provoque des dégâts inacceptables. Quant au contrat, il intervient à différents niveaux, en particulier : entre employeur et salariés, et entre le patronat et l'Etat.
Entre employeur et salariés, c'est le moins difficile actuellement. Pourtant les syndicats, longtemps craints et combattus par le patronat, sont faibles à la base. Dans les négociations, ils pourraient être les partenaires représentatifs dont les employeurs regrettent maintenant l'absence. Tandis qu'au niveau national, les grandes centrales syndicales qui ont beaucoup évolué, sont tout à fait à même de mener une politique contractuelle ; elles sont des lieux de réflexion, de médiation, de formation.
Les réductions de personnel chez Peugeot ont été négociées au niveau national, entre l'employeur et l'Etat. Elles sont intervenues de deux façons :
- une convention pour l'incitation au retour des immigrés dans leur pays d'origine a été négociée par l'employeur avec l'Office National d'Immigration. Les travailleurs ont récupéré l'ensemble de leurs droits (retraite, Assedic, protection sociale, ...) sous forme d'un capital auquel s'ajoutaient des primes de l'Etat et de l'entreprise. Le départ devait être accompagné d'un projet de réinsertion dans le pays d'origine. (1)
- des plans sociaux : non seulement les salariés ne s'en plaignent pas, mais ils les attendent. La grande majorité souhaite s'arrêter autour de 55 ans comme c'est le cas actuellement. Même si les conditions de départ se sont dégradées depuis 10 ans, ce que les travailleurs perdent en moyens financiers, ils le gagnent en temps libre, en bricolages, en qualité de vie... Cela contraste avec le discours sur le travail - source de dignité et d'épanouissement de l'individu !
Récemment, le chômage technique a réduit la durée du travail à environ 32 heures par semaine, partiellement indemnisé, et personne ne s'en plaint. Mais toutes ces mesures coûtent cher à la collectivité.
Un déficit de négociation
Dans les années 1960, quand la main d'oeuvre locale n'a plus suffit des immigrés ont été appelés d'urgence et les infrastructures ont dû suivre. Dans les années 1980, quand ils sont repartis le pays a dû se réadapter... Les ZUP(2) se sont vidées brusquement sans aucune négociation sur le plan local, entraînant de multiples conséquences sur les écoles, les enseignants, le commerce, l'épargne, la poste,... toute la vie de la région.
Quand les gens peu qualifiés ont de moins en moins leur place dans l'entreprise, c'est encore sur la collectivité que repose leur prise en charge.
Ce déficit considérable de négociation entre un marché tout puissant et l'Etat est encore plus frappant dans le domaine financier. Une trop grande liberté autorise tous les abus.
Pour que le rapport de forces soit positif et source de dynamisme il faut qu'il soit équilibré afin que la négociation soit possible.
(1) Les projets ont été massivement liés aux transports, ce qui a induit l'achat de véhicules...!
(2) Zones d'Urbanisation Prioritaire.
"La mémoire et l'oubli"
"Pourquoi donc évoquer, quatre siècles plus tard, les guerres de religion et leur résolution ? Est-ce par quelque penchant morbide ou afin d'exorciser les passions françaises actuelles ? Là ne saurait cependant se limiter le rôle de l'histoire et l'éthique de la mémoire". C’est ainsi que Bernard Cottret, Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, pose la question au moment où l’on parle beaucoup de réconciliation et donc d’oubli. Sa réponse est claire : le pardon et la réconciliation ne tirent précisément leur sens que de la mémoire -et non de l'oubli- : "Que faire pour lutter contre l'amnésie ? En dehors de la lucidité et du respect d'autrui, peut-il y avoir une quelconque compréhension ? Comment enfin, penser l'avenir en dehors du souvenir ?". C’est une nécessité qui doit s’imposer à nous pour ce qui concerne notre Histoire religieuse, mais aussi pour des atrocités plus récentes comme le génocide arménien ou l'extermination programmée par les nazis du peuple juif.
Les deux-tiers des articles de l’édit de Nantes sont des reprises des édits qui l’ont précédé. Chaque édit essaya à sa façon d’ordonner l’oubli. Par exemple, l'édit d'Amboise en 1563, précise "Il convient que toutes les occasions de discorde demeurent éteintes, comme mortes, ensevelies". Entre autres, l'édit de Boulogne, en juillet 1573, reprend les mêmes injonctions en les appliquant au massacre de la Saint-Barthélemy : "Que la mémoire de toutes choses passées depuis le 24è jour d'août dernier, à l'occasion des troubles et émotions advenues en notre royaume, demeure éteinte et assoupie, comme de chose non advenue". Mais en 1573, on note quand même, que plusieurs particuliers ayant souffert de tant d'injures et de dommages pourront difficilement en perdre si tôt la mémoire. L'édit de Beaulieu, en mai 1576, retentit, lui, de la haine liée au souvenir. Mais il répartit équitablement la responsabilité collective des troubles entre les catholiques et les protestants. Afin de ne pas "ramener la mémoire des troubles", les processions sont, entre autres dates, proscrites le 24 août, jour anniversaire de la Saint-Barthélemy.
On retrouve un peu de tout cela dans l’article premier de l'édit de Nantes : "La mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre, depuis le commencement du mois de mars 1585, jusqu'à notre avènement à la couronne, et durant les autres troubles précédents et à l'occasion d'iceux, demeurera éteinte et assoupie, comme de chose non advenue". Bernard Cottret évoque ensuite le rôle d’Henri IV, qui, en tant que "roi christ" tel qu’on se le représentait dans l’ancien régime, devait assurer protection de ses sujets, clémence et pardon pour la réconciliation de tous et donc plaider pour l’oubli.
Bernard Cottret conclue ainsi : "Nous savons bien, au moins depuis Saint Augustin, qu'il entre de la mémoire dans l'oubli et de l'oubli dans la mémoire. Nous dirions, de façon plus moderne, que toute mémoire est sélective. Mais les guerres de religion nous enseignent une autre leçon, réactivée tragiquement en notre siècle. La barbarie s'est développée au sein même de la civilisation -tout comme la religion-, de façon irréfutable, a pu accoucher à son insu de l'idolâtrie. Ainsi l'histoire n'est-elle jamais que le récit d'une trahison et d'une "éclipse" de Dieu, pour reprendre la formule de Martin Suber. Qu'est-ce dès lors que se souvenir, sinon constater la béance du sens au centre même de l'histoire ?"
D’après la conférence de Bernard Cottret à Mialet le 3 septembre 97.
Le texte complet peut être demandé au Musée du Désert, Mialet ,
B.Cottret vient de publie un livre sur 1598, l'édit de Nantes "Pour en finir avec les guerres de religion" (éditions Plon).
Principaux textes de pacification
• 11 juillet 1561, édit de "juillet".
• 17 janvier 1569, édit de Saint-Germain sur le moyen le plus court d'apaiser les troubles et séditions survenus pour le fait de la religion
• 19 mars 1563, édit d'Amboise sur la pacification des troubles de ce royaume
• 23 mars 1568, paix de Longjumeau
• 8 août 1570, paix de Saint-Germain
• 11 août 1573, édit de Boulogne
• 6 mai 1576, paix de Monsieur
• 3 septembre 1577, paix de Bergerac
• 28 février 1579, conférence de Nérac
• 26 novembre 1580, conférences de Fleix et Coutras
• 24 décembre 1580, édit de Blois
• 15 juillet 1585, édit de Nemours, révoquant tous les édits antérieurs ou édit du roi sur la réunion de ses sujets à l'Église catholique, apostolique et romaine
• 24 juillet 1591, déclaration de Mantes, révoquant les édits de la Ligue.
• avril-mai 1598 : édit de Nantes