VACANCES  ET RYTHMES DE VIE
L’être humain, partie de l’univers, vit avec ses rythmes.
Les cultivateurs dorment plus longtemps en hiver que durant la période d’intenses travaux de l’été.
L’alimentation se fait selon les productions, saisons, pays et continents. Comme les marées, l’homme a toujours été un peu “lunatique” (c’est-à-dire influencé par les phases de la lune) !
Même les Psaumes en parlent (Ps. 121).
Le voyageur moderne qui transgresse allègrement les fuseaux horaires et remonte parfois le temps, a besoin de récupérer ses rythmes de sommeil, du coeur, de la nourriture.
Une montre est montée sur pivots.Les mécanismes de l’homme aussi.

Le christianisme a continué le rythme hébraïque des 7 jours de la semaine et des fêtes saisonnières, ruptures des cadres habituels.
L’Islam aussi observe le jour hebdomadaire de repos et le sens des fêtes annuelles.
La révolution française de 1789 pensait imposer le rythme décénal des 10 jours du decadi (même sur les horloges).

Les vacances (étymologiquement du latin = le vide) se veulent un nettoyage (par le vide !) par l’irrutpion du nouveau qui dérange la routine et les habitudes, scléroses de la pensée et de l’imagination.
Le Decalogue fait une imposition (pour le bin de soi et celui de ceux avec lesquels nous vivons) de pratiquer des “ré-créations”.
Remettre les compteurs à zéro.
Le compteur de nos fatigues, de nos rancoeurs, de nos réceptions, de nos illusions, de nos obligations.
Devoir de ne plus en avoir... Pour un temps festif de ressourcement.

Christian MAZEL