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INFORMATIONS SUR LE MONDE CHRETIEN
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Vers un concile chrétien universel ?
Le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil
oecuménique des Eglises (COE), a appelé à nouveau
les grandes Eglises chrétiennes à entamer, en l’an 2000,
le processus conduisant à la mise en place d’un Concile chrétien
universel qui rassemblerait toutes les Eglises et tous les chrétiens
- proposition qu’il avait présentée en 1996 en Allemagne.
S’exprimant le 25 avril lors de l’ouverture du Kerkendag (journée
des Eglises) néerlandais, le pasteur Raiser a souligné qu’en
l’an 2000, des responsables des Eglises catholiques romaine, orthodoxes,
protestantes, anglicanes et pentecôtistes devraient prendre l’engagement
de tout mettre en oeuvre pour la réalisation de ce Concile. ENI
Huitième Assemblée du Conseil Oecuménique
à Harare.
Les responsables de plus de 330 Eglises protestantes, anglicanes et orthodoxes,
membres du Conseil oecuménique des Eglises (COE), seront invitées
au service de renouvellement de l’engagement au C.O.E. et au mouvement
oecuménique qui marquera le 50e anniversaire du C.O.E., et sera
célébré à Harare, capitale du Zimbabwe, le
dimanche après-midi 13 décembre.
La Huitième Assemblée du C.O.E. se réunira du
3 au 14 décembre. Le 5 mai, le C.O.E. a publié un communiqué
dans lequel les responsables des Eglises membres du C.O.E. sont invités
à apporter “une croix qu’ils échangeront pendant le service
avec un autre responsable d’Eglise pour symboliser le renouvellement de
l’engagement et les relations que le C.O.E. rend possibles”. ENI
Risque de division dans le mouvement oecuménique
Le Conseil oecuménique des Eglises (COE), déjà sous
le feu de la critique concernant la tenue de sa prochaine Assemblée,
à Harare, au Zimbabwe, en décembre de cette année,
pourrait aussi faire face à un boycottage partiel des cultes et
des votes durant la plupart des débats pendant l’Assemblée,
décidé par plusieurs grandes Eglises.
En effet, lors d’une rencontre à Thessalonique, en Grèce,
du 29 avril au 2 mai, des représentants de haut niveau de 15 Eglises
orthodoxes ont recommandé aux Eglises orthodoxes de prendre part
à l’Assemblée mais “d’exprimer leurs préoccupations”
concernant le C.O.E. en ne s’associant pas à différentes
parties de l’Assemblée, entre autres aux cultes et aux prières
communes.
La réunion de Thessalonique faisait suite à plus d’une
année de mécontentement croissant au sein des Eglises orthodoxes
concernant les activités du C.O.E. Pour les Eglises orthodoxes,
les activités, les politiques et les cultes du C.O.E. reflètent
trop souvent les préoccupations de ses membres protestants.L’utilisation
du “langage inclusif” et la présence de femmes prêtres et
pasteurs dans les services du C.O.E., le débat sur des sujets tels
que l’homosexualité, et les “tendances concernant le syncrétisme
religieux”, sont cités dans le communiqué comme étant
des aspects des activités du C.O.E. auxquels les Eglises orthodoxes
se sont opposées dans le passé.
. Par ailleurs, l’Assemblée du C.O.E. a, ces dernières
semaines, été critiquée par la presse zimbabwéenne,
parce que le gouvernement du Zimbabwe et au moins une organisation oecuménique
importante ont déploré qu’une association d’homosexuels ait
été invitée à prendre part au Padare (lieu
de rencontre) à l’Assemblée. ENI
Une ère nouvelle pour l’Eglise de Grèce
C’est le métropolite de Dimitrias et Almyros, Christodoulos Parskevaidis,
qui a été choisi pour succéder à l’archevêque
Seraphin à la tête de l’Eglise (orthodoxe) de Grèce.
Le nouvel “archevêque d‘Athènes et de toute la Grèce”
est généralement considéré comme un réformateur,
plus tolérant à l’égard des autres communautés
religieuses que ne l’était son prédecesseur, l’archevêque
Seraphin, décédé le 10 avril, à l’âge
de 85 ans, et qui avait dirigé l’Eglise de Grèce durant 24
ans.
Agé de 59 ans, le nouvel archevêque de Grèce est,
selon la presse internationale, le plus jeune archevêque que la Grèce
ait jamais eu. “Selon les autorités ecclésisastiques, rapporte
l’Agence de nouvelles d’Athènes, l’élection de Christodoulos
sera inscrite dans l’histoire religieuse du pays comme ayant été
la plus démocratique... la première fois que l’Etat n’est
pas intervenu dans le processus”. ENI
Guatemala : l’assassinat d’un évêque,
qui voulait faire toute la lumière sur la guerre civile
C’est avec consternation et émotion que les Guatémaltèques
ont appris le brutal assassinat de l’évêque Guetemala, Juan
Gerardi Conedera, qui venait de terminer une étude entreprise par
l’Eglise catholique romaine pour faire la lumière sur ce qui s’était
passé durant la guerre civile.
Juan Gerardi Conedera a été assassiné, le 26 avril,
par un agresseur inconnu, deux jours après avoir présenté
un rapport de l’Eglise sur les 36 années de guerre civile qui ont
ravagé le Guatemala jusqu’en décembre 1996. Ce rapport accuse
les militaires du pays d’être responsables de plus de 100.000 morts
et 50.000 disparitions. L’évêque Gerardi était le fondateur
et le dirigeant du bureau des droits de la personne de l’Archidiocèse
de Guatemala. ENI