Editorial septembre 98
Avec la force que tu as, va...
Juges 6/14

Non ce n'est pas plaisanterie ou ironie en coup de fouet. Au milieu d'un peuple livré aux malheurs et aux pillages, un homme malheureux et sans pouvoir, possède une force invincible.

C'est vrai pour l'homme de Dieu, Gédéon, et le peuple d'Israêl au XIIe siècle avant J.C. C'est vrai pour nous.

Ne pense pas sans cesse à ta faiblesse. Ce serait une mauvaise excuse pour refuser un devoir, reculer devant les responsabilités, prolonger une lâcheté.

La foi est une marche en avant.

"Quiconque veut comprendre ce qu'il entend, doit se hâter de mettre en pratique ce qu'il a pu entendre" (St Grégoire).

N'attends pas de tout savoir pour partir.

As-tu du courage pour accomplir un tout petit acte de fidélité ou de réparation ? Fais ce pas tout de suite.

Ce qui inquiète ce n'est pas généralement l'immédiat, mais les jours qui viennent. La force est donnée jour par jour.
On ne peut répartir la nourriture de 24 heures sur un mois. Te laisseras-tu mourir de faim pour ne pas oser manger aujourd'hui la nourriture d'aujourd'hui ?

La force qui est la tienne, est de ne pas penser à ton courage ou ton découragement, ta force ou ta faiblesse, mais à celui qui marche à côté de toi, à celui qui te demande de marcher avec lui.

Sans fierté, ni témérité. Sans inquiétude paralysante.

Va vers l'à-venir de Dieu.

Marcher donne l'équilibre à la vie, permet le dépassement des immobilismes et l’accompagnement de la force du Dieu qui va de l'avant.

Christian Mazel