Octobre 1998

Quelles pierres pour quelle Église ?

Quels temples pour quelle Eglise ?, Marc de Bonnechose
Il n'y a pas de lieux neutres, Etienne Vion
Pierres sauvages, Denis Vatinel
Temple, témoin de vie ou de survie ? ou  Temple, lieu de vie ou de survie ?, Colette Bergèse
Les goûts et les couleurs… ou l’éloge à la beauté, Joêl Baumann
 
 

Quels temples pour quelle Eglise ?

Lorsque nous entrons dans un temple pour la première fois, des impressions nous assaillent. L'odeur, les matériaux, le mobilier, la décoration, les volumes, la façade, et jusqu'à l’acoustique, tout indique au visiteur le caractère de la communauté dont il a osé s’approcher.

Des murs nus et une chaire en hauteur vont peut-être marquer la grandeur d'une austérité ancestrale. La brique ou une sonorité étouffée pourrait trahir la chaleur rassurante d'une paroisse cocon, le béton et les chaises en plastique souligneraient le caractère fonctionnel et polyvalent d'une communauté tournée vers la modernité, le verre et un bon éclairage étant des lignes d'ouverture vers le monde... Si nous mettions face à face une liste de caractéristiques et une autre d'impressions, nous trouverions bien vite des correspondances. Pourquoi d'ailleurs ne pas le faire lors de chaque modification de l’agencement des lieux ?

Ces impressions, chaque paroisse les offre au monde qui les regarde. Elles poursuivent ainsi à travers les âges le témoignage qui révélera l’identité d'une communauté. Un œil averti sait à quoi s'en tenir. Mais le néophyte ne pourra faire la différence entre l’austérité d'un lieu et le souci d'une paroisse de se recentrer sur l’écoute de la parole, entre les restes d'une grandeur passée et une fausse solennité, entre une sobriété et un paupérisme déplacé, entre le caractère fonctionnel d'un lieu et la froideur.

Ce temple que nous utilisons peut favoriser l'accueil et le contact avec le visiteur … ou constituer un contre-témoignage, une épreuve sensorielle qu’il faudra dépasser pour faire partie du cercle des initiés du lieu.

Et qu'en est-il, si d'aventure nos liturgies ou bien les caractéristiques de la paroisse varient avec le temps ? Ne faudrait-il pas aussi modifier quelque peu le premier visage que l’Eglise donne au monde, celui de son temple ?

Le souci de l’accueil pourrait donc nous inciter à regarder nos temples d'un autre œil, celui de la cohérence entre nos théologies et nos pratiques, celui du témoignage que nous voulons donner à nos frères les passants... de Jésus-Christ... aujourd’hui.

Marc de Bonnechose
 
Espace et spiritualité dans le protestantisme, tel est le titre du mémoire de fin d’étude d’école d’architecture rédigé il y a quelques années par Pierre Blanzat, aujourd’hui étudiant en théologie. Entretien.
 

IL N’Y A PAS DE LIEUX NEUTRES

Le préjugé est tenace, parce que “ presque vrai ”, le protestantisme serait plutôt une religion de l’oreille que de l’œil. Lors d’une célébration, on dit et on fait des choses, mais le lieu dit autre chose encore. Dès qu’on entre dans un temple, même s’il ne s’y passe rien, il y a des choses dans ce temple qui peuvent être parlantes.
L’apôtre Paul l’a dit, ce sont les croyants qui sont le temple de l’Esprit. C’est pourquoi la destination première d’un temple protestant est la célébration du culte. Rencontre privilégiée entre Dieu et l’homme en un lieu. Dès les premières pages de la Bible, la description de cette rencontre se déroule en un lieu précis, le Jardin d’Eden, lieu ordonné, orienté. Et les Evangiles nous présentent le Christ choisissant des lieux propices pour la prière ou adaptés à l’enseignement.

Les lieux de culte ont évolué
Au moment de la Réforme, s’observe l’introduction de bancs dans les édifices existants pour faciliter l’écoute de la prédication, assez longue ! Puis les premiers temples protestants ont des plans centrés (en rond, en demi-cercle ou de forme octogonale). Il n’y a pas en permanence de table de communion car la Cène n’est célébrée que quatre ou cinq fois par an.

Au XVIème siècle, l’Edit de Nantes limite grandement l’aspect extérieur des temples : “ Les lieux d’exercices ou temples, que ceux de la R.P.R. ont la permission de bâtir, doivent être sans élévation, capables seulement de les contenir. Ils ne doivent pas être faits en forme d’église, ni avoir des tours ou des grands clochers (article 16). Ordre qui a forcément réduit les intentions architecturales de l’époque… Après la révocation de l’Edit de Nantes, les cultes clandestins “ au Désert ” en plein air n’en sont pas moins dépourvus d’espaces liturgiques très organisés.

L’héritage du XIXème siècle
Au 19ème siècle, avec le souci de légitimer la foi réformée, à nouveau licite, les nouveaux temples sont construits en longueur, avec une chaire monumentale bien significative de ce qu’était le culte à cette époque-là, avant tout un grand prêche. Le pasteur est une figure de l’instituteur, les bancs sont alignés comme dans une salle de classe. Aujourd’hui la chaire a désormais une taille plus modeste, débarrassée de sa base et donc nettement moins haute, parfois même remplacée par un simple ambon, et déplacée du centre vers le côté.

L’introduction des croix comme symbole dans un temple est chose assez récente, les années cinquante. En revanche, de même que l’on n’inscrit plus des maximes sur le fronton des édifices publics, les versets bibliques dans les temples tendent à disparaître. Tout cela dit des choses sur l’évolution du culte protestant.

De nouveaux symboles
Il faut évoquer aussi l’importance de la lumière, naturelle d’abord. Le temple protestant est un lieu clair, et propre si possible… Lumière artificielle aussi. La place des bougies dans le cadre des liturgies pascales ou de Noël se développe. Elles trouvent de plus en plus place de manière permanente. Un autre symbole, le poisson (Ictus), du début du christianisme, tendrait à rejaillir avec force, surtout dans les milieux évangéliques. Pourquoi pas une fontaine ?

Se sentir bien
Même si les grands théologiens contemporains se sont exprimés sur le sujet et si l’architecture et les arts visuels commencent à faire partie des champs d’investigation de la théologie, il est intéressant de relever que les Eglises n’ont généralement pas défini de manière officielle et normative ce que doit être un lieu de culte.

On assiste à un retour des dispositions de l’assemblée plus communautaires. Il y a une volonté de mobilité de l’espace, une plus grande flexibilité avec des espaces cultuels modulables. Avec des bancs qui font 5 mètres de long, c’est toujours assez difficile de modifier la disposition. Toutefois, les résistances concernant la transformation des lieux de culte n’est pas seulement d’ordre matériel. Il y a un certains sentimentalisme envers les temples. On ne sacralise pas le temple, on sacralise la mémoire rattachée à un lieu. C’est chargé d’histoire, un temple. On a toujours du mal à se défaire de son histoire. Et les lieux restent figés…

Un lieu pour vivre a besoin d’évoluer. Ce qui importe avant tout, c’est que l’on se sente bien dans un lieu de culte. Qu’il soit propre et lumineux, qu’il s’y trouve des matériaux nobles, où le temps a déposé sa patine. Le lieu où nous nous trouvons pour célébrer le culte influe. Les temples du 19ème sont trop hauts pour que l’on se sente dans un lieu à taille humaine, mais ils sont trop petits pour laisser transparaître la transcendance de Dieu comme dans une cathédrale. Trop grands pour l’homme, trop petits pour Dieu !

 Propos recueillis par Etienne Vion

 LES PIERRES SAUVAGES

C'est un usage répandu dans la plupart des civilisations que de marquer le lieu d'un événement par un signe extérieur destiné à servir de mémorial : plantation d'un arbre, amas de pierres, pierres dressées, érection d'un monument.

Nos sociétés modernes n'échappent pas à la règle avec leur passion des plaques et monuments commémoratifs, leur goût des pèlerinages, non seulement religieux mais aussi culturels qui font une bonne partie de l'activité des offices de tourisme.

Les livres de l'Ancienne Alliance précisent avec soin l'habitude des patriarches, depuis Noé, d'élever des autels. C'est le cas d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Le premier autel que bâtit Abraham (Gen. 12/4) est un simple mémorial de sa vocation par Dieu. Le second (Gen. 12/8 est associé à l'invocation du nom de Dieu et cette différenciation exprime sans doute la double fonction de l'autel : lieu de mémoire et lieu de prière. En Gen. 13/4, quand Abraham, dans ses pérégrinations revient sur le lieu où se trouve le second autel, le texte précise : "Là Abraham invoqua le nom de l'Eternel".

Le troisième autel qu'Abraham bâtit exprime la troisième dimension de ce qui est déjà mémorial et invitation à la prière : l'autel est destiné à l'offrande du sacrifice ; dans le cas d'Abraham, ce qu'il prend pour l'ordre de Dieu, le sacrifice de son fils Isaac (Gen. 22/9). On sait comment le chemin du sacrifice humain est fermé par le Seigneur, et Abraham offre en holocauste le bélier à la place de son fils.

Isaac renouvelle l'action paternelle mais seulement pour ce qui est des deux premières fonctions de l'autel. Il est dit de lui, après sa rencontre avec Dieu : "Isaac bâtit là un autel et invoqua le nom de l'Eternel" (Gen. 26/25).

Jacob bâtit un autel sur la pièce de terre qu'il a acquise dans la Terre Promise, sa première propriété avec la caverne de Maopéla, tombeau de sa famille, signe du début de l'accomplissement de la Promesse. Il est aussi le témoin d'une autre pratique antique : à Béthel, lieu de sa vocation divine, il ne construit pas un autel, mais érige une stèle de pierre, sur laquelle il fait une libation et verse de l'huile (Gen. 35/14).

Le livre
Quand nous quittons le temps hautement symbolique des patriarches, nous découvrons en Exode 17/15 Moïse bâtissant un autel en mémorial de sa victoire sur Amalek. Si l'autel est une initiative de Moïse, le mémorial demandé par Dieu est Le Livre : l'Eternel dit à Moïse : "écrit ces choses comme mémorial dans le livre".

Si le livre est destiné à prendre de plus en plus d'importance dans la vie religieuse d'Israël, l'autel que les hommes bâtissent n'est pas indifférent à Dieu. Dans les instructions qu'il donne à Moïse pour la construction de sa Maison, le Seigneur indique que l'autel ne doit pas être construit en pierres taillées mais en pierres sauvages "sur lesquelles aucun outil de fer n'est passé" (Exode 20/25, Deut. 27/5). "Tu bâtiras en pierres brutes l'autel de l'Eternel ton Dieu".

Nous pouvons imaginer le contraste saisissant que devait former dans le Temple de Jérusalem, quelle que soit l'époque, au centre d'un édifice somptueux où toutes les ressources de l'art étaient déployées, ce simple autel de pierres sauvages.

Comment mieux rappeler que Dieu est le Tout-Autre, et que les plus hautes expressions du génie humain sont impuissantes à exprimer la réalité de Celui que, dans l'épître aux Hébreux, on appelle "notre autel" ? (Héb. 13/10).

En commentant le passage d'Exode 20/22 : "tu ne construiras pas l'autel en pierres de taille car tu lèverais le fer sur lui et tu le profanerais" le grand exégète juif du Moyen-Age, Rachi, réfléchit sur l'opposition entre la pierre et le fer.

"L'autel a été créé pour prolonger les jours de l'homme et le fer a été créé pour abréger les jours de l'homme. Il ne convient absolument pas que ce qui abrège soit levé sur ce qui prolonge. De plus l'autel amène la paix entre Israël et son Père qui est dans les cieux, c'est pourquoi il ne faut pas qu'on y porte ce qui tranche et ce qui détruit".

Dans la Nouvelle Alliance qui ne connaît d'autre sacrifice que celui unique et parfait du Christ, l'autel n'a plus de raison d'être. La communauté chrétienne se réunit autour de la Table pour célébrer le repas du Seigneur "en mémoire de lui".

Les Réformateurs du XVIème siècle, dans leur combat contre le "sacrifice de la messe" ont prohibé les autels de pierre et les ont remplacés partout où c'était possible par des tables de bois. (Ceci d'autant plus que l'autel médiéval avec les reliques qu'il contenait signifiait un tombeau, celui des martyrs).

On peut observer dans la plupart des lieux de culte des Eglises de la Réforme, que la Table de communion, placée au centre, a un caractère monumental qui atteste de la double vocation ancienne de l'autel : appel à la mémoire et à la prière.
 Denis Vatinel.

Temple, témoin de vie ou de survie ? ou Temple, lieu de vie ou de survie ?

Quel rôle joue le temple dans la vie des protestants réformés ? Lieux de rassemblement, facteurs d'identité, signes de présence dans la cité, lieux sacrés ? Entretien avec Roger Bory, membre de la commission des immeubles, en Centre - Alpes - Rhône.

Que représente le temple pour un réformé ?

Les protestants en ont fait le lieu par excellence de la Parole annoncée et de la célébration du culte. C’est là que la communauté est le plus visible. En ce sens l’octroi d’un lieu pour les protestants est la reconnaissance publique de leur existence et l’on sait - le 400è anniversaire de l’Edit de Nantes nous le rappelle - l’importance historique que cela a eu au fil des années. Aujourd’hui encore, le temple reste pour beaucoup, même si on peut le déplorer, le principal signe visible de l’Eglise réformée dans la cité.

Avez-vous remarqué une évolution dans l’utilisation des temples ?

En fait on peut observer un double mouvement dans le rapport des communautés à leurs temples. D'une part elles ont le souci de les ouvrir plus largement et certains temples deviennent ainsi lieux de concerts et de conférences. A l'inverse, des activités plus spécifiques de l'Eglise sont organisées hors des temples. Ce peut être des manifestations publiques, cultes festifs, actions d'évangélisation aux formes diverses, expositions bibliques où au désir de sortir des murs du temple s'ajoute le respect d'une dimension œcuménique. [La distance en zone de dissémination développe des activités cultuelles éclatées : réunions de quartier, cultes de maison. Mais il faut aussi y voir une autre façon de vivre l'église, plus chaleureuse, plus proche de la vie quotidienne des uns et des autres. ]Cette vie cultuelle, hors du temple, a parfois été vécue comme une menace pour la cohésion de l'Eglise. Aujourd'hui, la complémentarité de cette vie dans et hors du temple apparaît plutôt comme une source d'enrichissement.

Cela veut-il dire que les protestants sont moins attachés à leur temple ?

Non. L’attachement des protestants à leurs temples semble indépendant de l'usage qu'ils en font, aussi fort s'ils le fréquentent tous les dimanches que s'ils n'y viennent que très épisodiquement. Qu'il soit beau ou laid, propre ou défraîchi, monument historique, ou bâtiment quelconque reconverti à l'usage du culte, les paroissiens, dans leur majorité, tiennent à leurs temples. C'est un signe de leur identité. C'est pourquoi il est plus facile de récolter des fonds pour édifier ou rénover un temple que pour assurer la cible financière de l'Eglise. La construction d'un temple est à la fois le signe de la vie de l'Eglise et un formidable facteur de mobilisation de la communauté.[ On imagine avec un peu d'envie les périodes où les temples sortaient de terre comme des champignons. ]Sans mépriser l'œuvre de ceux qui nous ont précédés, nous vivons maintenant dans la plupart des paroisses la période plus difficile de la gestion de cet héritage.

Quels problèmes rencontrez-vous ?

Je partagerais plutôt les questions que cela me pose. Sommes-nous capables de réinventer chaque jour la vie de l'Eglise ? Ou alors mettons-nous notre espérance de survie dans de bons et solides immeubles ? Quelle fertilité d'idées dans les conseils presbytéraux pour imaginer la construction ou la transformation de bâtiments qui pourraient être des foyers de vie. Mais que de réticences et de déchirements quand il faut abandonner un temple qui ne sert plus à rien. Mais au bout du compte dans nos paroisses combien de coquilles aux trois quarts vides, de locaux sous utilisés et mal entretenus qui sont autant de contre témoignage ? Au lieu d'être témoin de la présence de l'Eglise, ils donnent l'image d'une communauté moribonde. Une politique des immeubles dans l'Eglise ne peut se concevoir qu'au service des communautés. Apprenons donc à adapter nos temples aux besoins de la communauté [et gardons à l'esprit qu'il est encore préférable d'avoir un temple parfois trop étroit plutôt qu'un temple désaffecté]. Il est urgent, dans notre monde que la Parole ne soit pas enfermée dans les temples, mais que nous en soyons les porteurs.

Propos recueillis par Colette Bergèse
 

Les goûts et les couleurs… ou l’éloge à la beauté

“la beauté agit même sur ceux qui ne la constatent pas”. disait Jean Cocteau. Notre spiritualité serait-elle marquée par notre conception du “beau” en matière de temples?
Chaque époque a gravé sa spiritualité dans la pierre et dans l’ameublement de ses lieux de culte : Douloureux esthétisme espagnol dans sa période flamboyante  lourdement chargée d’or,  comme le christ de sa croix? Hautes cathédrales finement ciselées pour adorer un Panta Creator écrasant de puissance?…Sage école aux bancs raides, où l’on vient s'asseoir comme à l’école pour écouter ”l’enseignement”, où le tableau des cantiques à remplacé le tableau noir et la chaire l’estrade du professeur? ou simple bâtiment fonctionnel accueillant l’Homme de Galilée, un Jésus incarné… maison du peuple en béton gris marqué par une époque, celles des trente glorieuses? Oui, nos temples parlent. Mais que disent-ils? que montrent-il? Dieu est-il seulement caché dans l’intellectualisme de notre foi? ne peut-il pas se montrer un peu aussi dans l’esthétisme de nos temples? Pour plagier l’humoriste Raymonde Devos, on peut penser qu’il restera toujours un Dieu suffisamment humble pour entrer dans certaines de nos églises, de nos temples, et au milieu de la poussière, des toiles d’araignée, d’un plafond décollé par l’humidité, du désordre sans nom de la librairie paroissiale, trouver un homme priant et dire : “l’homme existe je l’ai (enfin) rencontré!”.
Non! pour Dieu je ne me fais pas de soucis : il nous retrouvera toujours. Mais nous? sommes-nous si sûrs de ne pas avoir besoin d’un peu d’esthétisme pour nourrir notre foi? d’une beauté architecturale ou décorative pour accrocher le regard? ou bien, iconoclastes jusqu’au-boutistes, allons-nous refuser encore longtemps d’ignorer l’appel des premiers pères de l’Eglise à fêter et manifester la “beauté de Dieu”?  Je sais : La beauté est une notion subjective mais il me semble que pour un artiste, une oeuvre est  belle si elle retranscrit avec suffisamment de sincérité le sens caché qu’il y a découvert et dont il veut témoigner. Alors soyons des artistes!  Jean Rostand écrivait “ la beauté, en art, n’est souvent que de la laideur matée” . Voilà qui devrait nous encourager à agir vite!
Joël Baumann